resolutions alimentation saine

Une nouvelle année a commencé, et c’est effectivement le moment des bonnes résolutions.

Certains d’entre vous ont certainement pris des résolutions pour une alimentation saine. Nous vivons une période propice à cela :

  • D’une part, le modèle alimentaire dominant fait état de ses limites et dévoile régulièrement un visage peu reluisant.
  • D’autre part, ce qui est considéré aujourd’hui comme un mode alimentaire sain, à la fois végétarien et bio, est accessible à tous. Nous sommes loin de l’époque où ce mode d’alimentation était réservé à une poignée d’originaux en marge de la société.
  • Et enfin, nous disposons aujourd’hui de toutes les sources d’informations nécessaires pour nous renseigner sur la manière de nous alimenter. Ce blog de recettes fait partie des contributions pour inviter les profanes à découvrir de nouvelles manières de faire.

Un autre point fondamental pour moi est qu’il est possible d’évoluer dans ses modes alimentaires de manière souple et progressive.

Vous mangez de la viande ? Très bien, mais sachez que vous pouvez mais réduire cette consommation, ne serait-ce qu’un petit peu. Et cela sera un premier pas au cours duquel vous pourrez expérimenter un autre régime et vous familiariser avec lui.

De même, dans vos achats de produits alimentaires, quel est le pourcentage de produits bio ? 0% ? 10% ? 30, 50, 70 ? D’où que vous partiez, vous pouvez pas à pas acheter en bio ce que vous achetiez en conventionnel et ainsi vous familiariser avec de nouveaux produits, sans pour autant viser dès à présent le 100% bio, objectif ô combien exigeant et décourageant.

Ainsi, comment appliquer de nouvelles résolutions pour une meilleure alimentation ?

Selon moi, cela se résume à une courte formule : Penser à soi, penser aux autres.

Cette petite phrase peut être décomposée en de multiples pistes auxquelles chacun pourra tenter de réfléchir et de ressentir au mieux. Chaque point méritera d’être développé dans le temps mais cela donnera déjà quelques idées et jalons pour aller dans le sens d’un nouveau mode d’alimentation.

Je le précise dans ce blog, je cuisine dans des retraites bouddhistes. Un aspect du bouddhisme consiste à expérimenter et réaliser l’interdépendance de toutes choses et de tous les êtres : ressentir que nous sommes tous reliés entre nous et à notre environnement.

Ainsi, s’alimenter correctement est une opportunité pour actualiser cette réalité et développer solidarité et compassion avec notre entourage, mais aussi bienveillance vis-à-vis de nous-mêmes.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet :

Pensons à la condition animale :

Manger végétarien est un acte militant visant à respecter des êtres vivants exploités pour finalement être abattus.

Les produits arrivent sur les étals en morceaux et nous avons peu conscience de l’animal qui, à un moment donné, a reçu la vie pour être « utilisé » dans des conditions terribles que personne parmi nous ne voudrions expérimenter.

Cela dit, aujourd’hui, nous disposons là-aussi de suffisamment de témoignages et de ressources pour vérifier que les pratiques en vigueur sont dures, et qu’une mise à mort est un acte violent.

Des témoignages comme ceux du militant Walter Bond, ou mieux encore, comme celui transmis par le film choc Earthlings nous invitent inévitablement à nous remettre en question.

Penser aux animaux est un moteur certain pour remédier à cela et, par voie de conséquence, pour adopter un régime végétarien.

Pensons à l’environnement :

Le modèle alimentaire actuel génère des situations dramatiques pour notre environnement, ayant des conséquences désastreuses sur la planète et sur les conditions de vie qui nous sont offertes.

Les cultures de masse appauvrissent et même détruisent les sols, et les produits chimiques utilisés se retrouvent dans nos assiettes, dans nos verres (polluant les nappes phréatiques) et dans nos narines (les traitements chimiques circulant bien entendu dans l’air ambiant).

Les exploitations animales ont également des conséquences graves : pollutions des sols par les déjections d’animaux, immense consommation d’eau pour la production de viande, part considérables des ressources agricoles mondiales réservées aux seuls animaux d’élevage (d’où la déforestation et, à nouveau, l’appauvrissement des sols). Et j’en passe…

La pêche telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui appauvrit les ressources de la mer et détruit de manière inquiétante les fonds marins. Cet état de fait, prolongé dans le temps, aura des conséquences préoccupantes sur l’équilibre de notre planète.

Les traitements chimiques et médicamenteux (les animaux d’élevage sont généralement gavés d’antibiotiques) impliquent la mise en place à travers le monde d’usines représentant parmi les pires pollueurs des cours d’eaux de la planète, et provoquant à des conséquences sanitaires dramatiques pour certaines populations, dans les pays en voie de développement actuellement (où les règlementations encadrant les exploitations chimiques sont très laxistes), et peut-être plus tard chez nous.

Eviter la viande, manger bio seront des moyens de lutte d’une efficacité considérable pour créer des conditions environnementales meilleures, et cela pour le plus grand bien de tous.

Pensons à nous :

Accepter le modèle alimentaire dominant et consommer en conséquence aura inévitablement des répercussions sur nous, conséquences négatives sur notre santé et sur l’environnement, proche ou éloigné, dans lequel nous vivons.

Réduire ou supprimer la consommation de viande a des conséquences positives sur le respect de la condition animale, sur la qualité de l’environnement mais aussi sur nous-mêmes.

Tout d’abord, il existe des possibilités extraordinaires avec le régime végétarien, nous permettant de découvrir de nouveaux produits et de nouvelles saveurs. Il est alors possible de préparer des plats délicieux et de se faire plaisir.

Au niveau de nos finances, nous réalisons qu’une alimentation végétarienne est très bon marché et permet d’avoir des budgets pour la nourriture très légers.

En matière de santé, l’alimentation végétarienne est aujourd’hui reconnue comme étant celle qui permet d’éviter au mieux les grandes maladies de société et d’avoir un organisme sain.

Je parle d’expérience : vous aurez de la sorte une grande énergie et vous sentirez plus légers dans tous les moments de votre quotidien.

Même si vous dormez peu, même si vous vivez des situations stressantes, une bonne alimentation vous permettra de traverser tout cela avec plus de sérénité et d’équilibre.

Mais le régime végétarien doit selon moi être associé à l’achat de produits bio. Consommer des produits végétaux est une bonne chose, mais ceux issus des cultures conventionnelles sont souvent chargés des traces de pesticides, nocif pour notre santé.

« Bio » peut tout à fait être associé à « bon marché », à la condition de bien choisir ses produits : légumes de saison (parfois moins chers que les conventionnels), identification des promotions (nombreuses dans le domaine).

Vous découvrirez que si certains produits bios sont parfois quatre à cinq fois plus chers que les produits conventionnels. Vous pourrez retirer ces produits de vos placards.

Mais à l’inverse, nombre d’entre eux sont à des prix assez proches du conventionnel, et c’est vers ces produits que vous pourrez vous tourner.

Ayons le courage du changement :

Adopter une alimentation saine implique de changer nos habitudes consuméristes.

De tels changements ne sont pas anodins : Il semble que l’on veuille absolument nous servir des produits animaux.

A l’aéroport dernièrement, je cherchais une collation : Aucun sandwich végétarien, encore moins végétalien. Parmi tous les étalages du magasin, seuls trois produits convenaient et les identifier a requis un certain effort et une certaine détermination.

Manger végétarien, manger bio, et donc manger sainement, c’est prendre conscience que l’on va sortir des sentiers battus, mais cela au final est facteur de plaisir et de bien-être.

Nous devons aussi nous déconditionner du discours selon lequel manger sans viande sera préjudiciable pour notre équilibre et pour notre santé.

L’alimentation végétarienne apporte tout ce dont nous avons besoin, dès lors que nous parvenons à la diversifier suffisamment. Cela, tout compte fait, n’est pas si difficile.

Evacuons également le diktat selon lequel l’alimentation végétarienne est triste et incomplète d’un point de vue gustatif.

Sans viande, un peu de créativité nous ouvre à des goûts tout à fait extraordinaires.

Je cuisine régulièrement pour de grands groupes de personnes et la cuisine que je propose contient des saveurs que les gens découvrent avec étonnement, mais surtout avec joie. Ils vérifient que donner de la saveur et de la profondeur à des produits végétaux est possible, et que cela est aisément reproductible dans leur quotidien.

La curiosité, la créativité sont des valeurs dont nous avons grand besoin dans notre monde actuel, en crise à tous les niveaux.

Cette situation est une formidable opportunité pour avoir une conscience nouvelle de ce qui nous entoure et de faire les choix qui s’imposent en conséquence.

A travers ces quelques éléments, nous pouvons réaliser que le végétarisme, le bio sont des orientations qui pourraient avoir des répercussions positives sur nous-mêmes puis ensuite à grande échelle, favorisant un monde plus paisible et en meilleur santé.

A bon entendeur…

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Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions” sur le blog Des Livres Pour Changer de Vie. C’est un blog riche et varié sur lequel vous trouverez notamment la critique de Anticancer de David Servan-Schreiber.
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